Et comme le fer l'on ma forgé avec véhémence à ne jamais oublier toute mes fâcheuse habitudes, à faire de moi ce qu'il voyait de moi c'est là que je devins mes actes. J'étais ce que je faisais.
Il est 23h00 je n'ai plus le droit d'exister, je dois me faire petite, toute petite, invisible....
Intérieurement c'est le chaos. Je me mords les doigts, je suis si déçus de moi, même, je me sens shell, comme un obus lancé à toute vitesse, Hollow projectile, un simple projectile creux, vide de sens, a millstone, un boulet quoi.... J'm'en veux, d'être à ce point gourde et godiche. Et il m'en veux autant que je m'en veux. Tout est de ma faute, je me sens moins que sous-merde, il m'insuffle explicitement que je dois me sentir sous-merde, je m'applique à être non existante en me cachant entre mes bruns cheveux et baissant la tête aussi fort qu'un japonais en pleine révérence. On s'esquive, question lequel est le plus gêné dans ces mouvement, lui ou moi ?...
Situation un peu con, au bout de 4H j'ai le droit à un regard, parce que je suis suspendue à la lune éclatante vu à la fenêtre depuis une heure. Mais je n'ai pas le droit de riposter, seul lui à la possibilité de faire une pause de boude, il décide là j'existe et là je n'existe plus. Et là soulager à moitié, j'vais pisser un coup, le PQ se fait la malle et j'l'enroule mal comme quand il tombe. Il passe au chiotte j'ai droit au regard agacé du "éspèce de boulette ambiante".
Avant de me coucher, j'ai fait tomber un truc en ouvrant le frigo, seul avec moi même, il n'y a eu que moi pour m'entendre, mais j'savais pas vraiment si j'devais en rire ou en pleurer alors j'ai fait une ébauche des deux complètement agacé par ma propre connerie et mon comportement insoucieux.
Conclusion j'aurais du serrer dents et fesses et rester au pieu.
Mais cela ne reste qu'un vague subjonctif imparfait ou conditionnel, notre petit shell ne fait jamais comme il doit faire...il restera ainsi jusqu'en enfer.
Petite dédicace à vous tous, shell & millstone du monde.

